Presse

journalzibeline.fr – juin 2013

Retour sur Les Informelles 2013, initiées par le Théâtre des Bernardines de Marseille

 

L’équipe toulousaine de De Quark associée au romancier Alban Lefranc dans son exploration tous azimuts du foisonnant 2666 de Roberto Bolano réussit par la parodie, l’improvisation et un sens aigu du loufoque, à transmettre un malaise identificatoire efficace en recyclant de vieilles ficelles de la représentation. Mariejo Dho

France Inter – 25 mars 2013

Ouvert la nuit par Alexandre Heraud

 

www.franceinter.fr/emission-ouvert-la-nuit-nicoletta-bengale-collectif-de-quark-les-chiens-de-navarre-michael-houlette

La Scène – hiver 2012

Une jeune garde aux multiples visages

 

Collectif De Quark. Cet authentique collectif (il eut été impensable de ne pas évoquer un collectif à l’heure où une majorité de compagnies prétend fonctionner selon ce mode) est né à Toulouse en 2004. Ses cinq membres étaient tous issus de l’Atelier de Recherche et de Formation du Théâtre national de Toulouse. Chacun suit son itinéraire personnel d’acteur ou de metteur en scène, mais tous se retrouvent régulièrement pour travailler sur des petites formes présentées ici et là dans des lieux comme le Théâtre de la Digue ou encore le Théâtre Garonne à Toulouse. Le premier projet d’envergure se donne en 2008 dans un lieu particulier après une résidence au Musée d’art moderne et contemporain, Les Abattoirs de Toulouse. De Quark reprend et réunit alors cinq pièces, Glaces de Thomas Bernhard, Face au mur de Martin Crimp, Dors mon petit enfant de Jon Fosse, La Fête de Spiro Scimone et In Fans de De Quark. On y décèle une inventivité de tous les instants, une manière de s’emparer des textes avec impertinence et humour. Jean-Pierre Han

Un fauteuil pour l’orchestre,
Festival Impatience au 104 – 14 mai 2012

Critique • La Fête de Spiro Scimone Collectif De Quark

 

De Quark. Retenons ce nom prometteur, le nom d’une équipe de cinq personnes qui sont à la fois comédiens, metteurs en scène, qui s’emparent de façon collective des écritures contemporaines, qui par leur interrogation commune, repousse les frontières de la conscience collective.

La loi du silence. Les quarks ont cette caractéristique qu’on ne les observe jamais seuls, ce sont des particules groupées, soumises aux interactions de la nature. Trois comédiens du collectif De Quark vont s’attacher à nous rendre compte du monde auquel nous sommes assujettis. L’auteur Spiro Scimone, né en 1964 en Sicile nous dit quelque chose de notre époque et nous place face à nos béances et à notre effarante prostration. La force du collectif va s’appuyer sur une mise en scène minimaliste pour nous plonger lentement dans le bain de La Fête, telles des grenouilles dans une casserole d’eau posée sur le feu. Tout commence à pas feutrés. Rien ne semble nous séparer d’eux, ni rideau, ni noir, ils sont dégagés de toute convention théâtrale, et ce qui ressemblait à une ébauche de spectacle, se transforme peu à peu, en une interpellation de notre devenir. C’est donc l’air de rien que les acteurs se glissent sur le plateau nu, texte en main, c’est très tranquillement qu’ils nous font entrer dans l’univers d’un tout petit noyau familial, un père, une mère et leur fils très occupés à presque pas grand-chose. Ils s’accrochent aux mots, s’interrompent, se chevauchent, se taisent, des mots qui très vite s’avèrent être des lignes de fuite, un champ d’absurde, les personnages s’installent, et se révèlent être de drôles d’animaux humains. Enfermés entre leurs quatre murs, dans leur mutisme, étrangement figés, curieusement guindés, ils plongent dans de longs silences qui nous font éclater de rire quand ils devraient nous renvoyer à ceux qu’ils subissent depuis des générations. Mais ici, les non-dit ont depuis longtemps rogné sur l’éducation et si la mère, pivot central du triptyque, ne lâche rien et nous agace et nous amuse, c’est qu’elle sait ce qui guette ses hommes à l’extérieur. Et quand elle les bichonne au point de les étouffer, quand elle déroule sa litanie obsessionnelle, ce n’est pas tant pour les garder près d’elle, mais pour garder en vie l’étincelle d’une humanité chancelante. Et si elle nous agace et nous touche par son omniprésence, par sa façon de monopoliser la parole, c’est pour les excuser, elle minimise et espère que la fête arrosée d’alcool la rendra belle, que son fils fera le choix de la jeune fille intacte qu’elle était, c’est qu’elle rêve pour lui de la petite voisine qui sait coudre et cuisiner. Car la mère prend fait et cause pour chacune des petites lâchetés de ses hommes, devance leurs désirs, les traquent et veille au grain. Car sa tyrannique bienveillance veut leur éviter une tyrannie bien pire, que celle de leur abattement.

Le bruit de la loi. Tout ce qu’on ne peut pas dire, on le dit autrement. Le théâtre de Spiro Scimone détourne la violence latente en écrivant des personnages qui se comportent comme des enfants, des infirmes, des esclaves. De petits bougres qui n’ont pour modèle que des hommes ‘d’honneur’ qui font régner la peur, le crime et le faux témoignage. Les informations mentent dit la mère qui a depuis longtemps abandonné la lecture des journaux du jour. Rien n’est dit par nos héros immobiles, car tous ont appris à ne pas dénoncer, tous en vase clos, tous tragiques et solitaires essaient d’éviter de fréquenter le mal rampant qui les cerne. Ils excellent pour notre plus grand plaisir dans la mauvaise foi et multiplient les réactions incisives vaines. La troupe avec une grande intelligence du jeu avance des êtres bien incapables de se débarrasser de leurs enfermements. Et c’est avec une économie de moyens que les comédiens dessinent le destin d’hommes apathiques qui font sourire. Tout tourne autour de l’estomac qu’il faut remplir, comme si l’estomac devenait le dernier endroit, qu’ils leur restent à investir. Sourde insensiblement une indicible inquiétude quand ils se rabâchent les minuscules buts de leur quotidien, quand le dispositif scénique – qui s’installe à vue et sous les yeux étonnés de leurs acolytes – les met sous les feux des projecteurs. Et quand l’image nous montre en très gros plans le chaos qui les emporte, quand les jeux d’écrans plaquent les enfants pauvres de nos sociétés, qui essaient d’avoir du cran, nous sommes touchés, bouleversés par tant de somnolence, et d’hébétude. Il faut dire que chez ces gens-là, tout est mouvant, tout flotte, et la mère n’en finit pas de repêcher ses empotés, inhibés, n’en finit jamais de les envahir de ses petites attentions comme autant de grandes déclarations d’amour. Il faut dire que chez ces gens-là, le danger rôde, alors on se tient cois, on hérite des peurs larvées, on trinque et on boit entre soi. Et s’ils ne pensent pas c’est qu’on leur a confisqué leurs pensées, s’ils s’engluent dans leurs habitudes c’est qu’ils sont fauchés, s’ils s’effacent c’est à force d’être liquidés.
Ambiance surréaliste et comique que cette réalité où l’on ne réagit pas, magnétisme clownesque où l’on regarde le temps passer. Mais la fête n’évacue pas la léthargie, et si elle nous emmène un temps dans son tourbillon d’étoiles et de pétards mouillés, elle sera rattrapée par le Western, soudain le far West s’exprime par des bulles de BD étalées sur les murs, qui murmurent ses injonctions, soudain la poésie est lettre morte. Rien ne résiste aux mâchoires du dehors qui déchirent toute tentative de vivre ensemble, où les combines font la loi, où l’on efface toute tentative de rébellion. Anna Grahm

Le souffleur.net – 26 mars 2013

La Fête au Théâtre de Vanves

 

Est-ce parce qu’il s’agit de la comédie qui par le rire qu’elle provoque, anesthésie le méchant critique en nous ou parce que le Collectif De Quark a trouvé la bonne formule pour ce genre de texte mais La Fête est un spectacle qui a l’air de rien et qui pourtant secoue bien nos connaissances et croyances sur le théâtre, la famille, la vidéo et… la fête.

Cet air de rien c’est la pauvreté nécessaire de la scène afin que le texte puisse être révélé. C’est aussi selon l’aveu du Collectif, une économie à laquelle il est contraint mais aussi une déclaration politique. À l’heure où l’on crie famine dans tous les fauteuils bien en cuir des grandes scènes françaises, ce Collectif montre que le théâtre se fait à partir de la situation dramatique et basta.

Mais ne croyez pas que c’est « une situation dramatique et basta » que vous verrez lors de La Fête. Dans l’espace l’on ne verra pas grand chose et tout ce que l’on verra est grossièrement théâtral – chapeau de fête, salade verte sortie tout droit de la demeure dudit chapeau, des gros plans ridicules, une boule à facettes. Le dispositif est inspiré par « le peu » mais sert grandement le concept théâtral avec lequel De Quark se plaît à expérimenter.

(…) la langue de Scimone interprétée par De Quark est ce qui fait théâtre – regards en coin, répliques d’une banalité telle qu’elles nous poussent à rire, la mise à mal de l’institution familiale sacro-sainte en Italie par de simples rappels de faits qui sont censés faire sa force.

La superficialité des croyances de la société moderne est rappelée en fin de spectacle lorsque la caméra fait son entrée en scène. Des gros plans sur rien, des dialogues de sourd sont scrutés par cet œil électronique – on est pleine émission de téléréalité où il ne se passe… rien.
Les comédiens De Quark questionnent tout ce qu’ils touchent – le texte (les comédiens masculins lisent leur répliques dans le livre), l’image vidéo, le sens du réel et notre fascination pour les histoires insignifiantes. Et c’est peut-être cette perpétuelle mise en question qui est le sujet de la recherche théâtrale De QuarkTiana Krivokapic

France Inter – 18 novembre 2011

Studio Théâtre Laure Adler

 

www.franceinter.fr/emission-studio-theatre-alfredo-arias-et-marie-darrieussecq-joris-lacoste-le-collectif-de-quark

Mediapart.fr – 23 novembre 2011

La Fête suivi de Bar de Spiro Scimone au théâtre de lʼÉchangeur à Bagnolet jusquʼau 29 novembre

 

(…) Le collectif De Quark fait de ce scénario pas réjouissant un pur moment de fête théâtrale. Au fur et à mesure du spectacle, ils déploient des trésors d’inventivité, mettent en abyme le jeu, de la distanciation, texte à la main façon brechtienne, au pur sitcom trash. (…) Véronique Klein

Rue du théâtre Critique, Théâtre, Avignon Off – 21 juillet 2011

La Fête Una Famiglia di oro

 

(…) Avec cette courte pièce de Spiro Scimone mettant en scène une (a)typique famille italienne, le collectif De Quark nous embarque dans un univers plutôt fascinant. Une exploration artistique et festive des rapports humains les plus simples conduite par un ensemble de talentueux artistes. (…) Idrissa Sibailly

toutelaculture.com – juillet 2011

La Fête est réjouissante à La Manufacture

 

Une mère folle à lier, le même mari depuis 30 ans et un fils toujours à la maison. Ce soir, c’est La Fête, l’anniversaire de mariage ! Le collectif De Quark vous invite à cette soirée démente.
De Quark fait du théâtre écolo… Depuis 2004, ils recyclent leurs textes, leurs costumes et leurs idées. Comme cela ils obtiennent des petites formes qu’ils peuvent ajouter à de précédentes créations. Chaque spectacle est une part d’un ensemble. (…)
Le texte est dantesque, les comédiens déploient une idée à la seconde avec un talent monstre. La Fête sera l’un des spectacles indispensables du festival. Amélie Blaustein-Niddan

Les coups de cœur Evene, Evene.fr – juillet 2011

Un puissant ressort psychologique

 

(…) Dans la mise en scène du Collectif De Quark, c’est au public d’imaginer la cuisine puisque le plateau est nu. À cette absence de décors semble s’ajouter l’absence de mémoire des comédiens : les membres du Collectif jouent le texte à la main. (…) Seule la comédienne qui interprète la mère a les mains libres et ne perd pas de temps à retrouver la bonne ligne. Cette distanciation habile et paradoxale introduit un puissant ressort psychologique : la mère donne le tempo, dirige et décide tout. Le père et le fils Gianni (acteurs/personnages) suivent comme ils peuvent, obéissent, dociles et soumis.
Le procédé colle parfaitement au rythme de l’écriture de Scimone, dont les dialogues sont secs comme des coups de trique. (…) Étienne Sorin

La Marseillaise – 23 juillet 2011

La décharge électrique !

 

(…) Il arrive que parfois l’on se surprenne à recevoir une bonne raclée artistique. On plonge la tête la première dans cette fresque ahurissante (…). On ne veut pas en perdre une seule goutte et l’on a envie que jamais ça ne s’arrête.
On est sans cesse dans l’attente de la prochaine surprise toujours plus grande, jamais décevante. Les acteurs, pour une fois, n’essayent pas de jouer, ils jouent réellement, et déjouent nos préjugés avec intelligence. (…) Lucile Bitan

La Provence.com – 22 juillet 2011

Une vraie claque

 

Une vraie claque. Parmi les coups de cœur de La Provence pour ce Off 2011, il faudra assurément compter avec La Fête, que joue le collectif De Quark à la Manufacture.
Pourquoi ? C’est du théâtre contemporain. C’est grinçant et zygomatiquement convainquant. C’est ingénieux du point de vue scénographique. Et c’est joué divinement (l’auteur est Italien, comme Dante) par un trio époustouflant (Séverine Astel, Julien Lacroix, Sébastien Lange). (…)
Mention spéciale à l’explosive Séverine Astel, dont la palette de jeu force le respect, et qui, en l’espace d’une seconde, peut passer de la tragédie (on veut la voir chez Brecht) à la plus grande légèreté commedia dell’arte des temps modernes (une Telenovela brésilienne sous cocaïne à elle toute seule). Fabien Bonnieux

France Inter – 18 juillet 2011

L’été comme je suis par Laurence Peuron

 

www.franceinter.fr/personne-le-collectif-de-quark

Frictions – 12 juillet 2011

Trois fois, dans trois lieux différents

 

En un peu plus de quatre ans, voilà la troisième fois qu’il nous est donné de participer à La Fête de Spiro Scimone organisée par le collectif (un vrai celui-là) De Quark. Trois fois, dans trois lieux différents, et donc, c’est d’une logique que l’on aimerait irréfutable dans ce milieu, dans trois moutures ou propositions différentes. (Je crois quand même avoir raté une « station » à Paris). Car si De Quark composé de six personnalités qu’il convient de citer, Séverine Astel, Joke Demaître, Julien Lacroix, Sébastien Lange, Romain Mercier et Renaud Serraz, connus et reconnus dans leurs parcours personnels, reprend à loisir la même pièce, ce n’est certes pas par paresse et volonté d’exploiter jusqu’à la lie un travail bouclé une fois pour toutes, mais vraiment, c’est leur credo, pour explorer d’autres voies possibles de lecture et de réalisation scénique à partir d’un même texte. (…) Jean-Pierre Han

Les Lettres Françaises, Journal l’Humanité, Rubrique Cultures – 3 mars 2007

Éternelle Jeunesse ?

 

(…) Nouvelles donnes

On vieillit vite au théâtre, surtout lorsqu’une nouvelle génération talentueuse parvient, malgré les difficultés de plus en plus grandes pour elle, système dégradé oblige, à faire entendre sa voix. Je citerai deux exemples, pour le plaisir, car vous ne pourrez certainement pas coir leurs dernières productions. Les programmateurs, comme on les appelle, quand ils consentent à se déplacer, sont plutôt du genre frileux et estiment toujours, c’est la formule consacrée, que le spectacle qu’ils viennent voir est vraiment très bien, mais pas pour leur public… Passons.

C’est à Toulouse, au Théâtre garonne, que pendant deux soirs de suite (résultat d’une résidence sur place durant un mois) un collectif de quatre comédiens metteurs en scène, Séverine Astel, Joke Demaître, Sébastien Lange et Renaud Serraz, a présenté la deuxième étape d’un travail en cours articulé autour de textes de quatre auteurs : Thomas Bernhard, Martin Crimp, Jon Fosse et Spiro Scimone. Une belle brochette de personnalités fortes, un peu trop peut-être, aucune ne pouvant le céder à l’autre, pour un projet intitulé De Quark, qui permet à l’équipe, la Catalyse, de faire montre d’une intelligence de lecture, d’une audace jamais gratuite et d’une capacité à œuvrer hors des sentiers battus sans ostentation, le tout de manière fort réjouissante. Prochaines étapes du travail à suivre donc… (…) Jean-Pierre Han

Mouvement – 09 avril 2008

Véritables fabricants d’objets scéniques déstabilisants

 

(…) véritables fabricants d’objets scéniques déstabilisants. Leur proposition est pluridisciplinaire : le fonctionnement et le rythme de travail de l’équipe font que, simultanément à la lecture ou à la découverte d’un texte, il y a réalisation de la vision liée à un autre texte, l’approfondissement de la création d’un troisième et la rêverie autour d’un quatrième. Ces liens et ces influences deviennent partie intégrante de la création et les Quark les assument véritablement en les mettant en scène. Le collectif considère l’espace où il est en résidence comme un laboratoire, une éprouvette dans laquelle il additionne les différentes écritures contemporaines et observe les réactions in vitro. Marie Louchard

La Dépêche Toulouse – 29 mars 2008

L’art respire enfin aux Abattoirs

 

Le collectif toulousain De Quark donne un nouveau souffle créatif au musée. Déjà innovante et imaginative, la démarche artistique du collectif de théâtre contemporain De Quark s’enrichit d’une expérience unique, en ce moment, au musée des Abattoirs. Les comédiens, metteurs en scène, et dramaturges toulousains habitent l’espace pour mieux le ressentir. Présents dès le matin, ils passent toute la journée au musée afin de doter leur travail d’une nouvelle dimension plastique. Sous les yeux des visiteurs, ils expérimentent, inventent, et donnent à leur création une forme évolutive et palpable. C’est un peu comme si les tableaux se mettaient tout à coup à bouger. Comme si le musée habituellement si figé bénéficiait d’un souffle de vie. Comme si l’art perdait son aspect trop souvent conceptuel pour développer une dimension humaine. Car la démarche du « Projet De Quark » est avant tout un partage de sentiments et d’émotions sur des langages contemporains qu’ils rendent compréhensibles et accessibles à tous.

Expérimentation et performance.
Par leur présence intrigante, les membres du collectif interpellent les différentes formes d’art pour créer un mouvement. C’est cet élan qui les conduit, chaque soir après la fermeture du musée, à prolonger leur rapport au monde devant un petit comité d’une trentaine de personnes. Chacun suit alors un itinéraire balisé aux allures de chantier pour pénétrer dans un espace d’expérimental. Ce laboratoire d’idées, initié au théâtre de la Digue puis au Théâtre Garonne, trouve ici un aboutissement pertinent. De Quark bénéficie de l’espace idéal pour faire se rencontrer les arts plastiques, la vidéo, les textes contemporains et le jeu remarquable de ses interprètes. À travers un propos souvent lié à l’enfance, ils articulent comme par enchantement l’univers de Thomas Bernhard, de Martin Crimp, de Jon Fosse ou encore de Spiro Scimone. Certains de ces textes, parfois violents, et interprètes avec un extraordinaire détachement, provoque la confusion et même le malaise. Le public, intégré dans ce processus artistique évolutif, ne sait pas toujours s’il doit rire ou s’indigner de la folie des hommes. Face à cette palette colorée de propos et de sentiments, chacun trouve une issue dans l’émotion que le Collectif va chercher au plus profond de nous. De quark rend tout à coup l’art évident, utile et nécessaire à l’évolution de tous et de chacun. Jean-Luc Martinez