« Nous avons choisi la formation collective pour faire une œuvre singulière qui ne ressemble à aucune des créations que nous pouvons faire par ailleurs dans nos propres compagnies.
Le collectif – car il nous semble constitutif de ce projet qui s’attache à interroger les frontières au sens large : celles des identités d’une signature artistique, celles des différentes écritures que nous abordons, celles même qui définissent ce qu’est un artiste.
Certains d’entre nous ont choisi de ne plus être intermittents du spectacle et de gagner leur vie dans d’autres métiers.
De Quark – car la notion de frontière s’estompe lorsque les scientifiques considèrent ces éléments constitutifs des particules élémentaires que sont les quarks.

Pour des raisons artistiques mais aussi économiques et même politiques, nous envisageons la création sous l’angle d’un perpétuel recyclage, réinterrogant sur plusieurs années les textes et les dispositifs que nous reformulons inlassablement dans des configurations radicalement différentes.
Notre façon de concevoir le Projet De Quark nous permet d’inventer un autre rapport aux différents modes de production qui modèlent et parfois peuvent formater la création des arts vivants. Le rapport que nous entretenons avec le temps de création est par exemple une des libertés que nous permet notre processus de fabrique d’un objet : jamais fini et pourtant toujours assumé.
Les lieux où nous nous produisons peuvent aller d’une scène de théâtre traditionnelle à une minuscule galerie d’art contemporain en passant par un ancien tri postal en friche, une salle de sport ou encore l’ensemble d’un immense musée d’art contemporain (Les Abattoirs de Toulouse). »