Le collectif — car il nous semble constitutif de ce projet qui s’attache à interroger les frontières au sens large: frontière entre les formes, entre les identités, entre les disciplines.

De Quark — car la notion de frontière s’estompe lorsque les scientifiques considèrent ces éléments que sont les quarks.

De Quark est un collectif de création artistique fondé à Toulouse en 2004 par Séverine Astel, Joke Demaitre, Sébastien Lange et Renaud Serraz, acteurs et metteurs en scène issus de l’atelier de recherche et de formation du Théâtre National de Toulouse.

Le principe qui structure De Quark est d’inventer un fonctionnement original et adéquat à chaque nouveau projet, menant de nombreuses collaborations, et combinant différentes disciplines à chaque fois (performance, arts plastiques, musique, vidéo…), le théâtre restant le noyau de toutes les créations.

Les membres sont comédiens, metteurs en scène, musiciens, graphistes, vidéastes, auteurs… et la multiplicité des regards que permettent les croisements non hiérarchiques de ces pratiques définit une oeuvre singulière et protéiforme.

Les créations de De Quark s’envisagent sous l’angle d’un perpétuel recyclage, interrogeant sur plusieurs années les mêmes textes et concepts qui sont reformulés, prolongés et enrichis dans des configurations radicalement différentes.

Les lieux où De Quark se produit peuvent aller d’une scène de théâtre, en passant par un tri postal en friche, une salle de sport, ou encore tout l’espace d’un musée d’art contemporain.

De Quark aime se rendre « sur le terrain » afin de se confronter à l’expérience du réel pour nourrir ses créations.

De Quark se plait à ré-inventer un rapport au public et une manière de l’inclure au processus de création (sans jamais forcer pour autant sa participation).

De Quark a dirigé plusieurs stages (à Toulouse, à Vitry, à Mexico) et est intervenu sur l’option théâtre du lycée St Sernin de Toulouse pendant plusieurs années.

En 2005, De Quark initie un processus de mises en scène qui intègre différents textes contemporains européens de format court. L’étape 1 composée de « Glaces » de Thomas Bernhardt et de « Face au Mur de Martin Crimp » a été créée au théâtre de la Digue, suivie de l’Etape 2 composée de « Dors mon petit enfant » de Jon Fosse et de « La fête » de Spiro Scimone, créée au Théâtre Garonne. « La fête » tournera plus de cent fois, en passant par le festival d’Avignon, le festival Impatience au 104, partout en France et jusqu’au Mexique…

En 2008, De Quark entame un partenariat avec le Musée des Abattoirs de Toulouse sous le titre « Projet De Quark ». Après une résidence de 2 mois in situ ouverte aux visiteurs du musée, De Quark performe pendant 3 semaines. En 2011, De Quark répond à une commande du musée à partir du texte de Romain Rolland « Le 14 juillet » autour du rideau de scène de Picasso, avec la performance « 14/07/89 ».

Cette même année, De Quark crée au studio théâtre de Vitry et à l’Echangeur à Bagnolet le diptyque « La fête + Bar » de Spiro Simone, qui sera repris au théâtre Sorano à Toulouse.

En 2012, De Quark initie ensuite une vaste recherche autour des liens entre fiction et documentaire, prenant appuis sur l’oeuvre de l’écrivain Chilien Roberto Bolano et en particulier sur son roman fleuve « 2666 ». En résidence à la Gare Franche à Marseille, au 104 à Paris, à l’Usine à Tournefeuille, co-producteur du spectacle, De Quark passera commande au romancier Alban Lefranc. Cette recherche conduira De Quark au Mexique, à Ciudad Juares, ville frontière avec les Etats-Unis, où de nombreux témoignages seront récoltés, films, images tournées, conférences données. Le spectacle « Barbecues » composé de textes écrits pour la création, d’improvisations, d’archives et de création sonore et visuelle en direct, sera décliné sous diverses formes (conférences, performances, spectacles…) et sera présenté entre autres au Palais de Tokyo, au théâtre Sorano, au théâtre Paris-Villette…

Aujourd’hui, continuant à creuser les rapports entre réel et fiction, notre lien à la littérature contemporaine, aux présents et aux absents, à ce qui nous rassemble et ce qui nous sépare, De Quark se lance dans un nouveau cycle créatif et décide d’inventer un club ayant pour thème l’amitié : Le CSC. Club de parole défini par ses membres avec règles du jeu, production littéraire et surprises théâtrales.